Tu as peut-être déjà entendu quelqu’un de ton entourage affirmer : « Je suis hypersensible » ou même faire une activité et ton pote te sort le fameux : « (...) parce que je suis hypersensible » .
Sur les réseaux sociaux, le terme est partout. Certains s’y reconnaissent immédiatement, d’autres pensent qu’il s’agit simplement d’une façon de “se victimiser” ou d’être “trop émotionnel”.
Mais derrière ce mot devenu populaire, il y a parfois une réelle souffrance intérieure : le sentiment de ressentir trop fort, de penser trop, d’être rapidement submergé·e par les émotions, le bruit, les critiques ou même la douleur des autres.
Dans cet article tiré du podcast Le journal d’Aïcha, nous allons essayer de comprendre ce qu’est réellement l’hypersensibilité, pourquoi certaines personnes vivent les émotions avec une telle intensité, mais aussi comment transformer cette sensibilité en force sans se laisser consumer par elle.
Cet article est la version écrite de l'épisode 4 de la saison 2 du podcast Le journal d'Aïcha : “Je suis hypersensible et j'en souffre, que faire ?”.
Si tu souhaites l'écouter, tu peux activer le lecteur ci-dessous. 😉👇🏾
L’hypersensibilité est devenue un sujet extrêmement populaire de nos jours, notamment sur les réseaux sociaux. Beaucoup de personnes s’identifient à ce terme parce qu’elles ont l’impression de ressentir les choses plus intensément que les autres.
Personnellement, je préfère parfois utiliser le terme hyper-empathie plutôt qu’« hypersensibilité ». Pourquoi ? Parce que cela met davantage l’accent sur cette capacité à ressentir profondément ce que vivent les autres.
Selon l’American Psychological Association (APA), l’empathie est :
« La capacité de comprendre une personne à partir de son référentiel plutôt que du sien, ou de vivre par procuration ses sentiments, perceptions et pensées. »
En d’autres termes, c’est notre capacité à comprendre les émotions de l’autre, à les ressentir, puis à y répondre avec sensibilité.
Chaque être humain possède cette capacité à différents degrés.
Chez certaines personnes, elle semble particulièrement développée.
L’hypersensibilité ne fait pas l'unanimité au sein des professionnels dans le champ scientifique et clinique. Certains soutiennent l'idée qu'elle est un trait de personnalité : "a relatively stable, consistent, and enduring internal characteristic that is inferred from a pattern of behaviors, attitudes, feelings, and habits in the individual". (d'après l'APA) , d'autres tout simplement la résultante de vécus de l'individu sans que ça ne soit une chose avec laquelle on nait. Ce qui, d'après cette logique classerait peut-être l'hypersensibilité comme s'apparentant à un trouble pour ne pas dire pathologie... Ceci dû à certains aspects associés cette dite "hypersensibilité" :
fatigue émotionnelle
troubles anxieux
dépression...
certains caractères névrotiques
À titre personnel, j’ai parfois du mal avec ce terme "hypersensible".
Pourquoi ?
Parce qu’il peut parfois produire ce qu’on appelle un effet Barnum.
L’effet Barnum, c’est lorsque des descriptions très générales donnent à presque tout le monde l’impression qu’elles leur correspondent personnellement.
Cela soulève alors une question fréquente :
Donc ça veut dire finalement qu'on est tous hypersensible ?
Oui et...non. Je t'explique 👇🏾🙂
On peut tous traverser des moments d'hypersensibilité ceci dû à un facteur comme un événement difficile à traverser par exemple.
Là où cela pose problème c'est que les niveaux de sensibilité diffèrent :
Prenons un exemple :
On peut tous traverser des moments d'hypersensibilité ceci dû à un facteur comme un événement difficile à traverser par exemple.
Là où cela pose problème c'est que les niveaux de sensibilité diffèrent :
Prenons un exemple :


Nos goûts, habitudes, impactent beaucoup sur notre perception du monde et d'autrui. Et donc nos perceptions peuvent jouer dans l'image qu'on peut projeter sur l'autre. Ainsi, une personne perçue comme très sensible à certaines situations peut, dans certains contextes sociaux, être interprétée comme “faible”, en fonction des valeurs et des représentations associées à la force ou à la faiblesse.
La question qu'il faudrait réellement se poser alors c'est : quelle est la différence entre une personne hypersensible "par nature" et une personne traversant une phase de sensibilité accrue ?
Le terme « hypersensible » a été popularisé dans les années 1990 par la psychologue américaine Elaine Aron avec son livre The Highly Sensitive Person.
Elle décrit l’hypersensibilité comme un trait de personnalité lié à un fonctionnement particulier du cerveau. Selon ses recherches, environ 20 à 25 % de la population serait concernée.
Aron, elle-même concernée par la haute sensibilité, a conçu ce livre après des années d’observation clinique et de recherche. Son objectif était de donner un cadre scientifique et psychologique à un trait souvent mal compris, en montrant qu’il ne s’agit ni d’une fragilité ni d’un trouble, mais d’une différence de traitement des stimuli internes et externes.
Le livre introduit la notion de Sensory Processing Sensitivity (SPS) :
une plus grande profondeur de traitement des informations,
une empathie élevée et
une forte réactivité émotionnelle.
Aron décrit comment ces caractéristiques influencent le comportement, les relations et la santé mentale, tout en offrant des stratégies pour mieux vivre avec cette sensibilité.
Pour comprendre l’hypersensibilité, il faut parler d’une notion importante : les stimuli.
Un stimulus est simplement un agent naturel ou artificiel capable de provoquer une réaction chez un organisme vivant. Cela peut être :
un bruit,
une lumière,
une odeur,
ou même l’énergie d’un lieu.
ou encore nos propres besoins physiologiques (manger, boire, etc.) se manifestant par des sensations de faim, de soif, etc., régies par nos mécanismes psychiques (ex. : les pulsions).
Nous percevons certains de ces stimuli grâce à nos sens :
👀 la vue,
👂🏾 l’ouïe,
🤝🏾 le toucher,
👃🏾 l’odorat et
👅 le goût.
tandis que d’autres proviennent directement de notre psychisme.
Chez les personnes hypersensibles, certains stimuli (internes comme externes) semblent être perçus avec beaucoup plus d’intensité que la "moyenne" des êtres humains.
Je te propose d'explorer avec moi plus concrètement les deux principales dimensions de cette hypersensibilité :
Certaines personnes sont particulièrement sensibles :
aux bruits,
aux lumières,
aux odeurs,
aux foules,
aux ambiances lourdes,
aux tensions dans une pièce.
Le cerveau semble réagir plus fortement à certains stimuli.
C’est ce qu’on appelle souvent l’hypersensibilité sensorielle.
Parfois, quelque chose qui paraît “normal” pour les autres peut devenir extrêmement épuisant pour une personne hypersensible.
Un mariage bruyant, une salle bondée, des cris, des disputes, certaines textures ou certains sons peuvent rapidement devenir mentalement et physiquement fatigants.
L’hypersensibilité ne concerne pas seulement les sens.
Elle touche aussi les émotions.
La joie, la tristesse, la colère, la peur ou même l’amour peuvent être ressentis avec une intensité immense.
Cela peut se traduire ainsi par :
une grande émotivité,
des pleurs faciles,
une forte sensibilité aux critiques,
des difficultés à “lâcher prise”,
une tendance à ressasser les événements,
des pensées qui tournent en boucle,
une imagination très développée,
une forte intuition,
une pensée en arborescence.
Beaucoup de personnes hypersensibles ont également ce besoin profond de bien faire les choses.
Pour donc comprendre le terme "Hypersensible" tel que popularisé par les travaux d'Elain Aron, un hypersensible serait une personne ayant une sensibilité supérieure à la moyenne :
1. autant dans son rapport à son environnement (stimuli extérieurs)
2. que son rapport à son monde intérieur (pensées, émotions, sensations, etc.).

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